mercredi 4 mars 2009

Djenneni

Djenneni est un village animiste avec une petite couche de vernis musulman à 12 km de la ville de Niéna. C'était notre dernière soirée d'évangélisation, la veille de mon départ pour Bamako. En fin de journée, nous avons pris la piste, plutôt en mauvais état. Il nous fallait presqu'une heure pour arriver. Le pasteur Salifou Koné de Sikasso est le seul chrétien orginaire de ce village. Il parle parfaitement la langue locale, le Gana. Quelle merveille déjà le dimanche au culte à Niéna de prendre conscience que Dieu a aussi aimé les Ganas quand Jésus est mort à la croix. Nous sommes donc arrivés dans ce village avec ses maisons construitres en briques d'argile et ses toits des greniers en paille. Nous avons salué la famille, puis le chef de village qui nous a donné la permission pour la projection du film.

Arrivés sur la petite place, nous avons monté l'écran et le projecteur. Une cassette diffusait des chants chrétiens et les habitants commençaient à arriver. Le soleil s'était couché depuis plus de deux heures et la place remplie de monde dans les coins les plus réculés : facilement 500 personnes, probablement d'avantage. Cela veut dire que plus de la moitié du village était sortie pour voir le film. J'ai remarqué que les jeunes avaient une assez bonne connaissance du Français. Une fille, Awa Koné (presque tout le monde s'appelle Koné dans le village), aurait bien voulu rentrer avec moi, mais je lui ai expliqué que je suis déjà marié. Elle m'a demandé si nous ne prenions pas plusieurs épouses ? Je lui ai donc répondu que Dieu a créé un homme et une femme, c'est pourquoi les chrétiens sont monogames. Elle approuvait cette pensée, dans son coeur je lisais le désir de se marier à un seul homme, quel sera son avenir ? Un jeune garçon voulait bien devenir ministre de l'environnement, le pays en a certainement besoin ! Formidable de voir des jeunes qui rêvent de leur avenir, d'un avenir meilleur pour eux et leur pays. Et Dieu n'appelle-t-Il pas des gens de villes et villages reculés, comme Jésus qui venait de Nazareth ?

Salifou a bien accueilli tous les habitants, puis il a fait chanté tous les enfants : "Jésus est levé, Satan est terrassé, alléluia !". Ils ont bien chanté, d'abord en langue Gana, puis en Français, leur chant accompagné de gestes. Puis le pasteur m'a présenté et j'ai donné le message d'introduction. Tout le monde écoutait avec intérêt. Après une courte présentation du film, j'ai parlé de l'importance de prendre une décision pour avancer dans la vie, puis du changement dans la vie de celui qui ouvre son coeur à Jésus-Christ. Puis, nous avons projeté le film "Le Combat" qui retrace la conversion de Dansou. Dansou est né dans une ville côtière de la Côte d'Ivoire, il s'est donné à Jésus après beaucoup d'hésitation et de réflexion. Suite à cela il a dû faire face à la réaction de son épouse, au rejet de sa famille, à l'opposition du féticheur et même au poison répandu sur son chemin pour le rendre gravement malade. Dans toutes ces situations, le Seigneur l'a protégé et il a vu Sa puissance contre les forces occultes et les dangers. Ce film démontre aux villageois qu'ils ne doivent pas avoir peur. Beaucoup ont peur de se convertir : de la réaction de la famille, de la pression sociale des "vieux", du pouvoir des fétiches. Jésus libère. C'est un film africain qui correspond bien au vécu dans les villages.

Après le film, pasteur Salifou a repris la parole et a donné le message de conclusion, parlant avec une voix posée et une grande confiance. Il n'est pas le type exalté, mais un pasteur qui apporte la parole avec conviction. Beaucoup ont été touchés. Lors de son appel, beaucoup de jeunes et des enfants ont levé la main pour croire en Jésus (photo). Puis il a prié, et j'ai entendu la foule reprendre la prière de Salifou, phrase après phrase, à haute voix, pour revevoir Jésus comme Sauveur et Seigneur. Puis, il a demandé à ceux qui ont prié de s'avancer (photo) : cela est plus difficile, surtout pour les personnes plus âgées. Généralement elles n'osent pas, même si elles le voudraient bien. Une centaine d'enfants se sont levés et un autre pasteur a prié pour rendre grâces et les bénir. Demain, un ancien et son épouse qui habitent un village proche reviendront pour faire le travail de suite. Le pasteur Salifou aussi a promis de revenir bientôt pour affermir ceux qui ont pris une décision.



Quelle sera la suite ? Nous avons été accueillis les bras ouverts, invités à prendre un repas dans la famille. Ce qui m'intéresse, c'est de trouver ici une Eglise quand - Dieu Voulant - je reviendrai à une prochaine occasion. Priez pour le village de Djenneni !

vendredi 13 février 2009

Bonjour à tous !

Nous nous trouvons en ce moment à Kadiolo, dans le cybercafé de la mission Pain de Vie.

Mercredi nous avons quitté Sikasso pour visiter Bart et Jacqueline qui travaillent dans le cadre de la traduction de la Bible. Nous avons visité le bureau où les équipiers travaillent actuellement à l'élaboration d'un dictionnaire dans la langue Dûn, parlée par 110.000 Samoghos. En soirée nous avons continué notre route sur Loulouni, une petite ville à mi-chemin de la frontiière avec la Côte d'Ivoire. Nous y avons été accueillis par tous les membres de l'Eglise qui chantaient à notre arrivée. La nouvelle église est vraiment bien réussie. Après le repas, nous avons eu une soirée d'évangélisation avec la projection du film "Le combat" sur l'abandon des fétiches par un jeune converti qui doit faire face à l'opposition de sa famille (film ivoirien), puis nous avons visionné trois bobines du film Jésus. Il y avait bien 600 personnes. J'ai eu l'occasion de prêcher lors des changement des bobines. Nous avons adressé plusieurs appels, une personne s'est donné au Seigneur en fin de soirée. L'Evangile a été ensemencé en bien des coeurs. Priez pour l'équipe de Jeunesse en Mission qui viendra faire de la porte à porte.

Jeudi nous avons prolongé notre chemin : d'abord à Zégoua où j'ai prêché devant une soixantaine de chrétiens, puis en fin d'après-midi ici à Kadiolo. L'accueil est de plus chaleureux. Des chrétiens de plusieurs Eglises étaient présentes hier soir. Plus tard, nous avions encore une projection. En principe, je n'aurais pas d'intervention, car ma voix commençait à souffrir avec tous les messages, temps de prière et d'échange, ainsi que toute la poussière suspendue dans l'air. Mais le présentateur n'en était pas informé, m'a annoncé, j'ai donc eu l'occasion de donner un témoignage à l'improviste. L'occasion de mettre en pratique mon message de dimanche dernier qu'il faut toujours être prêt comme témoin de Jésus. Dieu a fait grâce, les paroles venaient avec conviction, les chrétiens ont été affermis et les non-chrétiens interpelés. Nous n'avons pas vu de conversions hier, mais la semence est là. Priez pour les chrétiens de Kadiolo, ils sont moins d'un pourcent de la population dans cette région. Mais les relations sont bonnes et les autorités témoignent de beaucoup de respect.

Priez pour la suite, la fatigue pèse un peu, surtout quand les mosqués nous réveillent très tôt le matin. Cet après-midi nous partons à Loubougoula : priez pour cette région encore plus à l'intérieur où beaucoup de villages n'ont aucun chrétien. Je ne sais pas quand j'aurai encore l'occasion d'écrire un mail...

Soyez bénis en Jésus-Christ !

mardi 10 février 2009

Nous venons de rentrer de Kignan. Bien de choses se sont passés depuis le dernier message. Désolé, mais dimanche tous les cybercafés étaient fermés. Voici quelques nouvelles.

Mercredi dernier nous avons visité la nouvelle église de Bondo dans le pays dogon. La finition est excellente. J'y ai été accueilli par le pasteur pour un culte de louange. Le premier cantique était "Amazing Grace" en langue dogon, cantique très aimé car aussi chanté lors de la conférence à Sévaré. Chant accompagnés de tamtam, danses, ambiance. J'ai apporté un message devant plus de 100 personnes, dont beaucoup d'écoliers sortant de l'école.

Il fait chaud, mais pas trop, autour des 36 °. Partout nous voyons des hirondelles voltiger, bientôt il repartiront destination Europe.

Jeudi nous sommes partis assez tôt pour nous rendre à Mopti. Nous nous sommes arrêtés à Bankass pour y visiter l'ancienne maison de pasteur. Les briques pour la nouvelle construction sont déjà prêtes, mais d'autres fonds sont recherchés. Nous sommes arrivés à midi à Mopti pour le rendez-vous avec le gouverneur. Celui-ci a été remis à 13 h, puis à 16 h 30. Mais il nous restait 300 km à rouler. Nous avons donc décidé d'envoyer le pasteur de Mopti avec une lettre manuscrite de ma part et un CD. En soirée durant le trajet, le portable a sonné et nous avons appris que le gouverneur a très apprécié le geste. Merci pour vos prières. Avant le départ, nous avions encore rencontré le Commandant de la base militaire de Sévaré a qui nous avons aussi laissé un CD. Nous avons prié pour la protection et la paix, particulièrement par rapport au conflit avec les Tamasheqs dans le nord.

Vers 20 h nous sommes arrivés dans le village de Nouguessou, fatigués du voyage. Les chrétiens nous attendaient depuis 17 h dans l'église en chantant. C'était un culte merveilleux avec plusieurs chorales, des danses, des paroles de remerciements. Cette nouvelle église peut contenir 500 personnes, mais avec les enfants il y avait au moins 600, dont plusieurs dehors. J'ai donné le message sur la parabole du semeur inspiré d'un texte biblique sur une chemise qui m'a été offerte. Il n'y a pas longtemps j'avais prêché sur le message, ainsi ce n'était pas trop difficile d'apporter la parole sans préparation. La parole venait avec abondance et à la fin 3 ou 4 personnes se sont levées pour recevoir Jésus-Christ. Tard en soirée nous avons mangé notre repas, assis à plusieurs autour d'un grand plat. Chacun mange avec sa main, pratique pour la vaiselle par après.

Vendredi nous avons continué notre route sur Koutiale. Nous nous y sommes arrêtés auprès d'un garagiste par prudence pour réparer le véhicule. Entretemps, nous avons visité l'Institut Biblique Bethel, rencontré le directeur et un enseignant, visité la bibliothèque. Tous les étudiants reçoivent des cours de grecs et d'hébreu, réjouissant de voir le niveau s'élever. C'est particulièrement important pour les pasteur en ville, dont beaucoup n'ont pas reçu assez de formation par rapport aux cadres intellectuel formés actuellement.

Le pasteur de Baramba est venu nous chercher. C'est à 25 km. Nous y sommes arrivés et à peine assis une procession d'étudiantes de l'Institut Biblique des filles s'est approché de nous en chantant. Je l'ai filmé, c'est un accueil formidable. J'ai appris que c'est leur habitude pour des visiteurs "de marque" comme ils le disent ici. Ils ont montré l'église qui est terminé à part les peintures. C'est un bel endroit avec beaucoup d'arbres, un magnifique cadre construit jadis par les missionnaires. Maintenant, il n'y a plus que des africains. C'est probablement le seul Institut Biblique uniquement pour des filles dans le monde .

Samedi matin, nous avons visité l'hôpital Femmes et Enfants de la mission à Koutiala. Il fonctionne déjà, même si plusieurs bâtiments sont encore en construction. Chaque jour, plusieurs femmes y sont opérées. J'ai vu des prématurés de moins d'un kilo dans des couveuses, absolument remarquable dans un contexte africain. En même temps, le service nettoyage passait et enlevait un paquet de poussière du sol. A voir par tous les candidats infirmiers/ières, un endroit touchant où passer un stage inoubliable. Nous avons pris l'autocar, et sommes arrivés à Sikasso à midi. A l'arrivée de l'église de Sanoubougou, j'y ai été accueilli par la chorale qui nous précédait. C'était un moment inoubliable. L'accueil que j'ai reçu il y a 4 ans à Lobougoula a été remarqué et les autres églises veulent en faire autant maintenant. Cela promet pour la suite. Je me suis joint à la conférence du District qui regroupait presque 400 personnes sur le thème de l'Eglise et la Mission. Je n'ai pas eu du recul pour préparer les message, mais nous l'avons développé à partir de la parabole du semeur. Je crois que ce message va être apporté à plusieurs autres endroits. Dimanche, les membres de 4 Eglises de la ville se sont tous joints à la conférence, 823 participants au culte. J'ai apporté le message sur le thème "Pourquoi l'Evangile est-il une puissance de Dieu ?". La grâce reposait aussi bien sur moi que sur l'assemblée. Presque tous se sont levés à la fin pour s'engager comme des semeurs de l'Evangile. Pendant ce culte, une équipe internationale africaine de Jeunesse en Mission était également présent. Ils se sont présentés et ont chanté un cantique que les derniers baptisés de Wavre avaient choisis lors de leur baptème. Emouvant.

Lundi matin nous avons visité l'église de Mamassoni, un quartier de la ville. C'est un groupe de plus de 60 chrétiens qui s'y rencontre chaque dimanche. Il y avait bien d'absents, pourtant une bonne soixantainte de personne était présente. Je ne sais donc pas combien ils sont en réalité. Peu importe, l'Evangile gagne des coeurs. C'est un quartier où beaucoup sont musulman. Prions que la population même de Sikasso soit gagné à Jésus : beaucoup de chrétiens de la ville proviennent d'autres régions du pays.

L'après-midi nous sommes partis à Kignan, une ville de plus de 20.000 habitants 80 km au nord. Là aussi, les chrétiens nous attendaient au bord de la piste poussièreuse et ont commencé à chanter dès notre arrivée. Ils nous ont précédés en chantant jusqu'à la maison du pasteur et quand nous nous sommes assis les filles et les enfants ont continué à chanter et à danser en rondes. Un accueil très chaleureux. Nous avons encore mangé du riz, régulièrement 2 fois par jour. Les poulets souffrent aussi, mais cette fois-ci l'on me sert plus régulièrement du poisson. Et pour l'invité, souvent une boisson sucrée. Après le repas, nous sommes partis en ville pour la projection du film Jésus sur une place. Tout dans le sable. La nuit était tombée, les étoiles peu visibles. Il fallait monter l'écrans qu'on peut regarder des deux côtés, la table de projection et le générateur, la chorale a commencé à chanter et les gens sont venus nombreux. Il y avait bien 350 personnes quand nous avons commencé la projection. Lors des changement des bobines nous avons donné de court messages, mais vu l'heure tardive beaucoup sont partis au moment de l'appel.

Ce matin nous avons salué les autorités de la ville : le chef de village, le maire, le sous-préfet, le juge de paix et le commandant de gendarmerie. C'est important dans la culture ici de manifester le respect aux autorités, cela permet la bonne entente réciproque. Nous avons encore mangé du riz et discuté des projets d'avenir, notamment de l'évangélisation de plus de 57 villages dans la région. L'Eglise la plus proche de Kignans se trouve à 60 km, il y a des centaines de village à évangéliser ! Appel aux candidats ! Au chemin retour, nous nous sommes arrêtés au bord du goudron où nous avons pu témoigner et prier pour un "vieux". Nous y sommes attendus pour porjeter le film "Jésus", mais cela ne sera pas pour cette tournée.

Demain, nous partons sur Loulouni et Koi où nous visiterons des traducteurs de la SIL en langue Samogho, puis nous nous rendrons à Zégoua pour y visiter l'Eglise et prier pour la paix en Côte d'Ivoire, en fin d'après-midi nous nous rendons à Kadiolo. Nous y aurons une soirée avec le film Jésus, prier que beaucoup soient touchés et se donnent au Seigneur.

Je me porte bien, grâce à votre soutien dans la prière. Priez que la semence semée porte beaucoup de fruit. Que le Seigneur vous bénissse,

Emile

mardi 3 février 2009

Bien-aimes,

Je me trouve dans les bureaux de World Vision a Koro. Il est 9 heures du matin, j'essaie de m'habituer au clavier.

Dimanche etiait formidable. Les autorites etaient presents pour le culte de la conference. Les orgisateurs m'ont demamde de prier pour eux, puis je les ai salue et donne un CD de Philippe Decourroux. Le representant du Gouverneur nous a demande de venir lui rendre visite, DV pour ce jeudi. L,apres-midi nous avions le culte avec sainte-cene. Il y avait 1681 participants a la conference.

Hier, nous sommes partis dans le pays dogon. D'abord l'arret aupres du pasteur Daouda qui a une eglise avec une centaine de personnes au culte. Leur batiment est en banco, pas de toles sur le toit, lors des pluies celui-ci fuit et le culte ne peut avoir lieu. A Bandiagara premier arrret avec l'occasion de temoigner a quelques jeunes. Puis passage par Dourou ou l'eglise n'est pas encore terminee. Le trajet passait par de pistes d'abord dans les rochers, puis ensablees. Des paysages magnifiques, surtout a la descente de la fallaise. Nous avons visite les chretiens de Koporo-pe et Koporo-Na. La reparation de la maison du pasteur a sauve l'honneur des chretiens, ont-ils dit. L'eglise de Koporo-Pe est constuire en banco, sable au sol, et peut contenir 200 personnes. Chaque dimanche il y en a 500. Nous avons eu plusieurs occasions de temoigner et de prier. A la tombee de la nuit nous sommes arrives ici a Koro. Mon reveil fonctionne bien : la mosque se trouve en face>

Maintenant nous partons a Madougou pour y visiter la nouvelle eglise. Merci de prier pour les visites aux Eglises, et particulierement ce jeudi quand nous devons rencontrer le Gouverneur de Mopti et le Colonel de la base militiaire. Priez aussi pour la paix dans le pays, surtout dans le Nord.

A bientot, j'espere, difficile de trouver une connection internet,

Pasteur Emile

samedi 31 janvier 2009

Samedi 31 janvier



Bien-aimés,

Bonsoir à chacun. Je me trouve maintenant à Sévaré dans un cybercafé, cela m'a pris un quart d'heure pour ouvrir cette page !

Le voyage s'est passé à merveille. L'avion est parti pil à l'heure de Paris, décollage à 16 h 54 et survol à 19 h 30 de Marrakech, un quart d'heure plus tot que prévu (désolé pour nos amis qui ont regardé le ciel trop tard) ! Pas vu grand chose du Maroc, juste Casa de loin. Je n'étais pas assis à la fenetre, l'occasion de lire une bonne moitiée du livre de Watchman Nee "La vie normale de l'Eglise".

Atterrissage à 22 h 14, et accueilli par le pasteur Isaac Samakiri et le comité de District de Bamako (photo : premier repas avec le comité du District). J'ai fait la connaissance de son fils, le petit Emile dont je suis le parrain. Il a un an et 6 mois (photo ci-dessous : la famille du pasteur avec le petit Emile sur le bras de sa maman). Tard au lit, vers minuit et demi, une heure plus tard en heure belge. Dans le quartier, les premiers mosquées commencent leur appels à la prière avant 4 heures . Quand une à terminée, une autre prend le relais peu de temps après, puis encore une autre. Ma première nuit était donc particulièrement courte.

Jeudi matin, nous avons visite plusieurs églises de Bamako avec le pasteur Moise Guindo qui nous a rejoint. La ville de 2 millions d'habitants en compte 35 rien que pour l'Eglise Chrétienne Evangélique au Mali, il y en a encore bien d'autres. Les besoins sont grands : une Eglise de 300 places accueille déjà 380 personnes et voudrait élargir le batiment, nous avons visité une église en construction, seul les murs sont debout. Les fonds pour le toit sont recherchés. Nous avons aussi visité la nouvelle maison de pasteur de l'Eglise de Kalanbankoro-extension qui est bien réussie. Je ramènerai des photos.

Après le repas nous sommes parties sur la ville de San, passant par Ségou, plus de 400 km. Nous avons logé dans les chambres de visite de World Vision, qui fait un travail de développement remarquable au nord de Mali. Bien installé, avec douche et miroir. J'ai passé une nuit excellente.

Vendredi matin, nous avons rencontré le directeur de World Vision. Quel est son nom ? Jean Calvin. L'année Calvin commence bien ! Puis nous avons rencontré le directeur des projets. Devinez son nom : aussi Jean Calvin. Je ne pouvais pas négliger de prendre une photo où je suis entouré de deux Jean Calvin ! Je l'ajouterai plus tard au blog.

Nous avons salué le nouveau président de l'Eglise, le pasteur Shadrac Diarra. Le véhicule nécessitait une petite réparation. Le garagiste nous a annoncé qu'elle serait prete à 11 h 00. Et devinez à quelle heure était prete : à 10 h 55 elle était devant la porte ! Les Sanois font mieux que les Suisses !

L'après-midi nous avons fait les 240 km pour arriver vers 17 h à Sévaré. Les paysages sont plus désertiques, beaucoup de vieux villages au bord des routes. J'ai vu les premiers vautours, surtout des éperviers, peut-etre un aigle. Les éléphants sont très rares, mais il semble qu'il y a des gorilles de petite taille à plusieurs endroits du pays.

Nous sommes logés au Macs Refuge (cherchez, il y a un site), tenu par un ancien missionnaire à la retraite qui est lui-meme fils du premier missionnaire arrivé au pays dogon en 1931. Il connait le pays par coeur. J'y suis installé dans un confort auquel je ne m'attendais pas. La première nuit était excellente.

Aujourd'hui, la conférence a commencé. Super ambiance, disons 1400 chrétiens des 6 districts dogons. J'ai preché 2 messages ce matin, et 2 cet après-midi. Je n'ai jamais preché 4 messages le meme jour. Ma voix est un peu fatigué, mais demain ça ira. J'apporte le message du matin. Important, car le maire et le couverneur de la région de Mopti viendront, c'est aussi un témoignage à rendre auprès d'eux. Priez pour la journée de demain. L'après-midi nous aurons un culte avec sainte cène.

En perspective :
- lundi nous partons dans le pays dogon pour y visiter l'église de Dourou et celle de Pomorododiou. Nuit à Koro, logé à World Vision.
-mardi : visite de l'Eglise de Madougou, pasteur Moise me dit que la fete y sera grande. Pour eux la construction a lavé le déshonneur des chrétiens.
- mercredi : visite de l'église de Bondo, pour eux aussi la fete sera grande
- jeudi : nous partirons très tot le matin pour nous rendre à l'Eglise de Nouguessou : plus de 400 km.

Autrement, il fait chaud, vers les 35 degrés à l'ombre, nous avons déjà mangé beaucoup de riz, au moins 4 repas les 5 derniers jours (nous faisons le mieux pour éviter des constipations), nous blaguons bien entre collègues pasteurs, et tous voudraient bien voir le reste de la famille et d'autres Frères et Soeurs de la Belgique.

Merci pour vos prières, Allah ka doubajé !

Emile

mercredi 10 décembre 2008

Bonjour !

Décollage de Paris à 16 h 40 ce 28 janvier 2009, survol de l'Espagne et du Maroc passant au-dessus de Tanger et de Marrakech, nous attérrissons à Bamako à 21 h 10 heure locale, après 5 bonnes heures de vol. Il fait nuit et chaud sur le tarmac, après le passage de la douane c'est sans doute le pasteur Moïse Guindo qui viendra m'accueillir.

Je serai pendant un mois au Mali pour visiter les Eglises, d'abord dans le pays dogon situé au nord-est du pays, puis dans le pays Sénoufo (District de Sikasso) au sud, proche de la Côte d'Ivoire. Photo : le comité et d'autres personnalités lors de la dédicace de l'église de Mamassoni.

Ce voyage a plusieurs objectifs :

1) encourager les bien-aimés Frères et Soeurs ainsi que les collègues pasteurs par la communion fraternelle,
2) édifier les chrétiens dans leur foi par les messages apportés lors des conférences, cultes ou temps d'enseignement,
3) participer aux efforts d'évangélisation des Eglises,
4) visiter les projets terminés ou à entreprendre


Planning du voyage :

28 janvier : voyage Wavre/Bruxelles/Paris/Bamako

29 janvier : Bamako, 600 km de route ...

30 janvier - 1 février : grande conférence à Sévaré (Mopti) pour les 6 districts du pays dogon sur le thème "Amen ! Viens, Seigneur Jésus."

2 - 6 février : visite aux Eglises de Madougou, Pomorododiou, Ogodengou, Bankass, Douro, Bondo dans le pays dogon. Pendant ces jours nous serons logés à Koro.


Photo : la nouvelle église de Bondo en construction en l'an 2005. Elle a été terminée en 2006.

6 février : en route vers le sud, visite de l'Eglise de Nouguesso (près de Kimparana). Arrêt à Koutiala pour y visiter le nouvel hôpital pour femmes.















Photos : la nouvelle et l'ancienne église de Nouguesso

7 - 8 février : conférence à Sikasso sur le thème : "L'Eglise et l'oeuvre missionnaire"

9 - 10 février : visite de la nouvelle maison de pasteur à Kignan, édification et évangélisation


Photo : la nouvelle maison de pasteur à Kignan, ville de 12.000 habitants réputée pour son usine de coton. Il n'y a aucune Eglise évangélique dans un rayon de 40 km

11 février : retour à Sikasso pour y visiter l'Eglise du quartier de Mamassoni

11 - 12 - 13 février : départ vers le sud avec visite de l'église en construction de Loulouni, passage à Zégoua et évangélisation à Kadiolo avec le pasteur Ely Sanogo. A l'est de Loulouni habitent les Somoghos, qui n'ont encore aucun passage traduit dans leur langue. Il n'y a qu'une dizaine de chrétiens parmi eux. A Kadiolo, nous nous trouvons en pays sénoufo.


Prière pour la paix en Côte d'Ivoire, sur le chemin des contrebandiers, entre Zégoua (Mali) et Pogo (Côte d'Ivoire) .

14 - 15 février : visite à l'Eglise de Lobougoula, évangélisation dans les villages. Nous visitons la nouvelle église. En 2005 les chrétiens m'ont accueilli avec chants et danses. Cette fois-ci j'espère ne pas perdre ma voix, et prêcher aussi dans les villages sénoufos des alentours.

16 - 17 février : visite à l'Eglise de Donzanso et évangélisation. Dans ce village, il y a une soixantaine de chrétiens, ils n'ont pas de chapelle. Signalons que le Nouveau Testament en Sénoufo vient d'être traduit. Prions que sa lecture ouvre bien des coeurs.

17 - 18 - 19 février : édification et évangélisation à :

- Kadiandougou : un village de 1000 habitants. En 2005, 175 personnes (dont beaucoup d'enfants) se sont levées lors de l'appel. Depuis, le pasteur de Farakala leur rend visite chaque semaine.
- Farakala : village au bord du goudron direction Bamako, à 37 km à l'ouest de Sikasso. La construction de l'église en matériaux durables était notre premier grand projet. Aujourd'hui, plus de 200 personnes y participent au culte. Depuis de longues années, la Mission CMA y a implanté un dispensaire et une maternité. C'est ici que j'ai fait ma première crise de palu en 1982.
- M'Pédougou : village au bord du goudron direction Sikasso. Il y a une trentaine de chrétiens. En 2005, 13 personnes ont donné leur vie au Seigneur, prions pour une percée de l'Evangile.

20 - 21 février :

- N'Kourala : la sous-préfecture au bord du goudron, 15 km à l'ouest de Farakala. Nous allons saluer le pasteur Pierre Coulibaly et voir si le mandarinier planté en 2002 porte des fruits (photo). C'est un symbole prophétique : les chrétiens sont comme les mandarines : nombreux, délicieux, et destinés à être appréciés sur place comme au loin.


- Taperela : plus que de petites pistes, il faut y aller en moto (30 km). Nous y visiterons la nouvelle l'Eglise et participerons à l'évangélisation.

22 - 23 février : Blendio. Nous nous joignons au pasteur Ely Kamate, missionnaire malien dans une ville animiste (photo). Avec sa famille, ils sont les seuls chrétiens dans cette petite ville de 12.000 habitants. Les féticheurs s'opposent à ce que les gens se tournent vers Jésus-Christ, mais la commune a donné un terrain pour y construire une église, bien qu'il n'y ait aucun chrétien pour le moment ! Prions pour une moisson abondante.

24 - 25 février : Finkolo. Village où plusieurs ont cru en Jésus récemment.
26 février : chemin de retour à Bamako (+/- 300 km de goudron). Message à l'Eglise de Kalanboro-extension.

A 23 h 50, décollage et voyage de retour.

27 février :
Entre 3 h 30 et 4 h : survol du nord de l'Algérie.
Atterrissage à Paris à 6 h 20.
Arrivée à Wavre dans la matinée.

Merci pour votre intérêt !
Merci pour votre soutien !
Merci pour vos prières !


Nous transmettrons vos salutations fraternelles...